Le Rond-point Churchill au Conseil communal d'Uccle du 26 avril 2012


La Commune a, enfin, lors du dernier Conseil communal (26 avril 2012), mis ses menaces à exécution au sujet des terminus provisoires des trams au Rond-point Churchill.

Le Conseil a en effet voté, à l’unanimité des membres présents (majorité et opposition), un règlement complémentaire de police de la circulation routière visant à interdire « toute rupture de charge à l’intérieur du rond-point ». La Commune d’Uccle se substitue donc à la Région qui demeure en défaut de prendre des mesures pour sécuriser le site.

En outre, la signalisation « qui indique la présence de l’arrêt (correspondance) à l’intérieur du rond-point Churchill, doit être enlevée ».

Quelle sera la suite des évènements ? L’interdiction n’entre pas immédiatement en vigueur, elle doit dorénavant être soumise à l’approbation… de la Ministre en charge de la Mobilité, Brigitte Grouwels. Cette dernière peut bien évidemment annuler la décision de la Commune mais devra dans ce cas motiver sa décision en droit (nous serons tous curieux de lire les motifs invoqués). Par contre, si elle ne réagit pas dans les 2 mois, la décision de la commune sera tacitement acceptée.

(Voir également ci-dessous un article de La Libre sur www.lalibre.be)

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Uccle interdit les ruptures de charges
(par Guy Bernard - Mis en ligne le 28/04/2012)

Uccle fait désormais la police de la Stib, rond-point Churchill.

Trop, c’est trop ! Les rappels mensuels à la Stib et à Brigitte Grouwels (CD&V), Uccle et singulièrement son bourgmestre, Armand De Decker (MR) en ont ras-la-casquette. Ainsi, les élus ont-ils adopté, jeudi, un règlement de police. Objet de la belle unanimité ? "Le danger quotidien du terminus du tram", au rond-point Churchill, écrivions-nous en mars.

Souvenez-vous : excédé de n’être entendu par personne, le président de l’assemblée uccloise avait envoyé une mise en demeure à la Région. C’était le 27 février 2012. Nulle ambiguïté dans le propos d’alors : en cas de silence prolongé de l’instance supérieure, la commune n’hésitera guère à se substituer à elle. C’est qu’il y va, depuis des lustres, de la sécurité aux abords du terminus des trams 3 et 7. À cause de cette foutue "rupture de charge", de cet embarquement-débarquement des usagers au milieu même du carrefour.

Les "malgré cela" affluent dans le texte voté en séance publique. Dès le 18 juin 2008, l’exécutif ucclois signala le danger à la Stib. "Malgré cela, le 1 er septembre 2008, elle a installé le terminus de la ligne 3 au centre du rond-point." Malgré l’espoir de supprimer l’aménagement, la Stib en a maintenu l’existence. Malgré des motions de l’entité. etc., etc.

Résultat, en son article 1, Uccle interdit désormais toute rupture de charge par les trams à l’intérieur du rond-point Churchill. En 2, elle stipule que la signalisation doit être ôtée de la voie publique. Le point 3 ? Pas le moins piquant : le règlement doit être soumis à l’approbation "du ministre de la Mobilité".

En l’espèce, il s’agit de la ministre, évidemment, Brigitte Grouwels, celle-là même qui se fait muette comme une carpe. Entendra-t-elle et le courroux des édiles d’Uccle et la (déjà vieille) proposition de Thibaud Wyngaard, le cosecrétaire de la section écolo locale ? "Le plus simple consisterait à en revenir à une fusion des lignes 7 et 3 avec terminus gare du Nord", avait-il avancé en mars dernier.

Pas sûr. Le suspense est total; les nerfs, à fleur de peau. Parce que, selon Uccle, l’urgence est de mise. Le mois passé, le cabinet Grouwels disait des discussions en cours. Mais depuis ...